Jean-Luc Arassus – Président de la Fédération française de surf

 

Vous avez organisé le mois dernier les championnats du monde de surf à Biarritz. Quelles étaient les ambitions de la Fédération française de surf quand elle a candidaté à l’accueil de cette compétition ? Quel bilan en tirez-vous ?

C’était une ambition partagée par l’ensemble de la fédération, les élus, les salariés, la direction technique, les athlètes et les partenaires public et privés, comme Visa, Air France et Quiksilver. La cohésion a été remarquable, ce qui est probablement le plus bel héritage de cet évènement. Cet état d’esprit résume ce que nous cherchions en étant terre d’accueil de l’événement : fédérer tous les partenaires, mobiliser en interne et démontrer que le surf est un outil formidable de promotion d’un territoire et un domaine d’expression privilégié pour une marque. Enfin, il est évident que l’opportunité d’aider la candidature de Paris aux JO de 2024 a été l’étincelle qui a déclenché notre projet, le surf étant devenu l’été dernier sport olympique.
Le bilan est plus que positif car les résultats sportifs ont été excellents : l’équipe de France a terminé première au classement des nations, deux Françaises ont trustées les deux premières places et un Français a fini vice-champion du monde. De plus, le public a répondu présent, les partenaires publics et privés ont été enthousiastes, les médias étaient nombreux et beaucoup d’institutionnels nous ont fait l’honneur de venir comme Laura Flessel, la nouvelle Ministre des sports, Denis Masseglia le président du CNOSF, Tony Estanguet le Co-Président de Paris 2024, Guy Drut, membre du CIO, Zaiqing Yu, le Vice-Président du CIO, Jean-Philippe Gatien et Sophie Lorant, respectivement Directeur des sports et Directrice des relations internationales de Paris 2024.

 

Votre fédération connaît une forte croissance mais comme beaucoup de sports de nature, la majorité des pratiquants ne sont pas dans des clubs. Comment envisagez-vous le développement de votre fédération dans les dix prochaines années ?

Cette problématique est aujourd’hui au cœur des préoccupations de la fédération. C’est probablement notre enjeu numéro 1. Nous menons ainsi des réflexions : comment attirer les quelques 600 000 pratiquants occasionnels dans nos clubs et nos écoles de surf en leur démontrant les bienfaits de la licence et de l’adhésion dans un club ? Comment leur proposer des services pouvant diversifier les ressources de la fédération ? Comment ces échanges avec les pratiquants, et pas seulement les licenciés, peuvent-ils être valorisés auprès de futurs partenaires ?
Nous menons ainsi des investigations afin de nous doter d’une Appli qui nous permettrait de répondre, en partie, à ces interrogations.
Deux autres sujets nous occupent également : le stand-up paddle, un des axes majeurs de développement pour la fédération, notamment dans de nouveaux territoires, et la perspective de voir le territoire français se doter de vagues artificielles.

 

Le surf fait partie des nouveaux sports intégrés au programme des Jeux olympiques de Tokyo 2020. Paris et la France sont par ailleurs candidates à l’organisation des Jeux de 2024. Comment cette double perspective olympique pourra-t-elle contribuer à votre stratégie de développement ?

Comme pour toute nouvelle discipline olympique, avec une médiatisation accrue, un accompagnement ministériel plus important et une attirance nouvelle pour des partenaires privés. De plus, notre capacité à gagner des médailles, comme les résultats des Mondiaux à Biarritz l’ont démontrée, nous donne encore plus d’ambitions.
Toutefois, pour gagner, il faut continuer de travailler et de progresser. Les autres nations majeures se dotent d’outils que nous n’avons pour le moment pas en France : une vague artificielle. Cet équipement permet aux surfeurs et surfeuses de s’entraîner quelles que soient les conditions météo, toujours problématiques dans notre sport. La fédération rencontre ainsi des porteurs de tels projets afin de les conseiller et les accompagner. La fédération réfléchit d’ailleurs à lancer un appel à candidatures afin d’implanter son centre technique national sur un de ces futurs équipements. Une vague artificielle constitue un formidable outil d’entraînement mais également de découverte de notre sport et bien évidemment, il s’adapterait parfaitement à tous projets mêlant sport, fun, glisse et entertainment.

 

 

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