Nathalie Lanzi – Vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge du sport

 

Les entreprises spécialisées dans le sport sont nombreuses en Nouvelle-Aquitaine, notamment dans le nautisme ou les sports de glisse. Existe-t-il des écosystèmes ou clusters spécifiques sur ce sujet dans votre région ?

EuroSIMA est l’unique cluster dans le sport en Nouvelle-Aquitaine. Créé en 2008, il met en réseau les acteurs privés et publics qui souhaitent contribuer à la promotion et au développement de la filière des sports de glisse. Ce cluster est composé principalement de TPE (85%) et de PME (12%) qui reflètent la vitalité des nouvelles générations d’entreprises rentrant dans ce champ. Les 3% restants sont des ETI (entreprises de taille intermédiaire), moins nombreuses, mais locomotives du secteur. Il compte aujourd’hui 180 adhérents dans l’univers de la glisse, dont 122 marques et 58 prestataires de services, issus de neuf pays européens.
Situé sur la côte basco-landaise, surnommée « la petite Californie de l’Europe », son ambition est de devenir la Silicon Valley du surf. Ses actions s’articulent autour de quatre missions principales :
1- favoriser la mise en réseau et les interactions entre les entreprises et les prestataires de service ;
2- valoriser la filière, ses entreprises, ses acteurs et son territoire ; promouvoir les produits innovants ;
3- aider les acteurs et les salariés de la filière à renforcer leurs compétences et leurs savoirs ;
4- permettre la croissance de ses adhérents. Elle les guide vers l’innovation et accompagne leur développement économique.
En 2011, EuroSIMA a été reconnu « grappe d’entreprises » pour ses actions au service de la compétitivité des entreprises de la glisse.

 

Ce cluster contribue-t-il à faire du sport un enjeu économique d’importance pour la Région ? Comment les entreprises du sport s’intègrent-elles dans votre stratégie globale de développement économique et d’attractivité ?

En Nouvelle-Aquitaine, la filière glisse représente la première concentration européenne de cette industrie avec un CA de près de 1 700 millions d’euros, plus de 400 entreprises (sièges européens ou distributeurs, sous-traitants, médias, agences de communication, designers, associations professionnelles, bureaux d’études…), près de 3 500 emplois (avec un taux d’embauche en croissance depuis plus de 10 ans), deux incubateurs / pépinières dédiés à ces entreprises, un fort soutien des institutions pour cette industrie, une formation spécifique Glisse (Master), pilotée par l’université de Bordeaux 2 et délocalisée à l’IUP de Bayonne, au cœur du bassin d’emploi.
Le surf est par ailleurs un important vecteur touristique en Nouvelle-Aquitaine, notamment grâce à l’organisation de compétitions d’envergure internationale (à l’instar du circuit professionnel ou des championnats du monde se déroulant cette année à Biarritz), mais aussi par la pratique loisir. Le nombre de pratiquants est en hausse chaque année avec une estimation de plus de 300 000 pratiquants au niveau régional et près de 600 000 au niveau national.
Le surf demeure une activité de niche porteuse de valeurs et d’images positives pour la Nouvelle-Aquitaine, véritable eldorado du surf pour 97% des pratiquants.

 

Les championnats du monde de surf sont organisés du 20 au 28 mai prochain à Biarritz avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ce type de grand événement international, au-delà de la fête sportive, est-il également l’occasion de mettre en valeur des acteurs économiques installés dans la région ?

L’organisation des championnats du monde de surf ISA à Biarritz confirme le fait que la Nouvelle-Aquitaine demeure un lieu privilégié pour accueillir de grandes compétitions internationales, avec des vagues de qualité « World Class ». Dans la continuité du Roxy et Quiksilver Pro France se déroulant à Hossegor, du Biarritz Surf Master ou du Biarritz Surf Festival, l’accueil de cette compétition de surf amateur réunissant plus de 50 nations et plus de 250 compétiteurs constitue un bel événement contribuant au rayonnement régional. L’impact économique direct et indirect de cette manifestation est indéniable.
Son organisation par la Fédération française de surf est un beau challenge à relever, dans la perspective de la candidature des JO de Paris 2024. Il est intéressant de voir qu’aujourd’hui, l’ISA (International Surfing Association) regroupe 56 nations, et que de nouveaux pays émergents l’intègrent chaque année.
Nous savons également que le développement de la pratique entraîne le développement d’un réseau de retail, d’écoles, et génère du business pour nos acteurs industriels. C’est ce qui se passe ces dernières années en Amérique centrale, en Amérique du sud, en Afrique, en Chine, et plus récemment en Inde et au Sri Lanka.
Lors de ces championnats, un certain nombre d’adhérents EuroSIMA seront présents dans le Village d’acteurs économiques surf locaux mettant en lumière les entreprises émergentes et innovantes du territoire régional.

 

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