Martine Cano – Présidente de la Fédération française de cyclotourisme

 

Vous avez été élue en décembre 2016 à la présidence de la Fédération française de cyclotourisme. Quels sont les grands axes de développement de votre fédération ? Quelle offre d’activités souhaitez-vous notamment mettre en avant pour séduire les amateurs de vélo et les convaincre d’adhérer à l’un de vos clubs ?

Notre fédération développe actuellement une grande campagne axée sur le sport-santé et les bienfaits de la pratique du vélo sur l’organisme ; cette campagne vise aussi bien les adhérents de la FFCT que le grand public, à une époque où santé et bien-être sont au cœur des préoccupations.
Nous souhaitons également mieux faire connaître la palette de nos activités qui vont de l’initiation en douceur pour les débutants, quel que soit l’âge, aux plus grands défis sportifs.

Le fait de pratiquer en club permet de recevoir des conseils, d’échanger, de progresser, et pour certaines personnes, de sortir de l’isolement, ce qu’il ne faut pas négliger. Quand on est bien dans son corps, on est aussi bien dans sa tête !

 

L’environnement autour des associations évolue fortement (attentes des pratiquants, fragilité des financements publics, difficulté à trouver des dirigeants associatifs, etc.). Vos clubs sont-ils affectés ? Comment votre fédération les aide-t-elle à s’adapter ?

Comme toutes les fédérations, nous enregistrons une mutation de la vie associative. Les aides publiques diminuent, celles qui subsistent sont très ciblées sur des objectifs précis notamment en matière de formation, de développement d’actions pour les jeunes, les femmes, les publics fragilisés. Les bénévoles doivent parfois se démultiplier pour être présents sur tous les fronts.

Il est vrai que l’on a parfois du mal à renouveler les effectifs des bénévoles, un peu fatigués, ou tentés par des pratiques individuelles. Pour les aider et les soulager dans les tâches administratives de plus en plus lourdes, nous mettons en place des formations et des outils numériques de plus en plus performants.

Il ne faut cependant pas noircir le tableau ; on note partout un grand besoin de solidarité : la vie associative est très généreuse et très riche sur le plan humain, elle crée des liens irremplaçables.

 

A l’échelle nationale, beaucoup de fédérations sportives s’interrogent aussi sur leur modèle économique et le besoin de diversifier leurs recettes. Est-ce le cas de la Fédération française de cyclotourisme ? Comment envisagez-vous l’évolution de votre modèle économique dans les dix prochaines années ?

Nous avons une chance : ce sont nos adhérents qui financent majoritairement les actions fédérales, ce qui nous assure une certaine autonomie et garantit notre indépendance. Nous avons quelques partenariats et nous pourrions faire bien plus avec davantage de soutiens. Nous allons nous attacher à diversifier l’offre de nos licences afin de convaincre de nouveaux adhérents de nous rejoindre.

 

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