Philippe Bouclet – Président de la Fédération française de tir à l’arc

 

Votre fédération constate-t-elle une réduction du soutien financier de l’Etat et des collectivités territoriales à ses activités ?

Comme la majeure partie des associations, quel qu’en soit le niveau, les fédérations ont été impactées par les restrictions de budget. Ce fut pour notre part le cas de notre convention d’objectifs avec le ministère.

L’évolution des financements publics a-t-elle été déterminante dans votre décision de créer un fonds dédié aux grands événements et alimenté par une hausse du prix des licences ?

La difficulté d’obtenir à travers le CNDS la globalité des sommes demandées pour des grands événements (nous sommes sur des montants n’excédant pas 200 000 €, loin de certaines demandes), quand elles ne furent pas carrément amputées au dernier moment, fut le principal moteur de ce montage financier fédéral qui n’est pas directement une augmentation de la licence mais une participation aux financements des grands événements choisis par la Fédération. En effet les nouvelles règles fixées par le CNDS excluent de fait certaines de nos compétitions mondiales ainsi que tous les championnats internationaux jeunes.

 

Pensez-vous que ce type d’autofinancement va devenir plus fréquent dans le sport ?

La restriction des budgets fait qu’il nous faut trouver des financements annexes. Le partenariat privé en est un moyen. Croire qu’il est, pour certaines fédérations, la solution est illusoire. Et c’est soit faire preuve de cynisme, soit bien méconnaitre le monde économique, qui est loin d’être philanthropique, que d’affirmer de telles choses. La solution est donc d’aller chercher les fonds nécessaires à la source. Il est toujours difficile de demander une augmentation de la licence. Autant un licencié accepte d’acheter des matériels techniques au-delà de 1 000 € ou est prêt à payer une inscription à une compétition de renom plus de 100 €, autant il ne l’est pas à payer 1 ou 2 € de plus sur le tarif de sa licence. C’est comme cela ! Le biais est donc de mettre en exergue les centres d’intérêt de chacun, où l’individu sera sensibilisé aux arguments donnés pour justifier l’augmentation, ou alors plaider en faveur d’une communauté sportive qui se reconnaîtra dans le projet. Les meilleurs exemples sont le golf avec la Ryder cup et le tir avec le centre national de Châteauroux, qui ont anticipé les dépenses à venir sur des projets plutôt que mettre les licenciés devant le fait accompli.

 

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